Violence et discipline

Il me semble que c’est à l’école que notre enfant, produit fini du XXIe siècle, apprend les prémices de la citoyenneté. Dans les classes maternelles, il apprend petit à petit à sortir de son narcissisme : il n’est plus le seul enfant choyé de papa-maman, et il partage un lieu public avec d’autres créatures que lui. On lui enseigne à attendre son tour, se mettre en rang, tenir la main d’un copain, et respecter la présence de l’adulte responsable. Ce sont là les premiers symboles du règlement à consolider sans doute dans les années à venir.

Qu’est ce qui fait alors que dans nos écoles, encore aujourd’hui, les enfants se bousculent, se font tomber dans les cours de recréation et rentrent très souvent à la maison avec des bleus et des bobos ?

Et que l’on ne dise pas : « la violence augmente chez nos jeunes », argument fataliste et futile. Certes la violence a toujours existé, mais elle n’a jamais empêché une certaine courtoisie dans les comportements des jeunes. Est-ce un manque de fermeté, de volonté ou de rigueur ?

Il est important de prendre conscience qu’on sème la discipline, pour récolter des relations sociales équilibrées. Ces règles minimales de politesse, ne seraient-elles pas suffisamment discutées et expliquées en classe ? Sachant qu’intéresser nos enfants à ces règles et les leur faire intégrer passe forcément par le fait de les pratiquer en communauté…

Mariange Nohra Merhi
Psychothérapeute

Il me semble que c’est à l’école que notre enfant, produit fini du XXIe siècle, apprend les prémices de la citoyenneté. Dans les classes maternelles, il apprend petit à petit à sortir de son narcissisme : il n’est plus le seul enfant choyé de papa-maman, et il partage un lieu public avec d’autres créatures que lui. On lui enseigne à attendre son tour, se mettre en rang, tenir la main d’un copain, et respecter la présence de l’adulte responsable. Ce sont là les premiers symboles du règlement à consolider sans doute dans les années à venir.

Qu’est ce qui fait alors que dans nos écoles, encore aujourd’hui, les enfants se bousculent, se font tomber dans les cours de recréation et rentrent très souvent à la maison avec des bleus et des bobos ?

Et que l’on ne dise pas : « la violence augmente chez nos jeunes », argument fataliste et futile. Certes la violence a toujours existé, mais elle n’a jamais empêché une certaine courtoisie dans les comportements des jeunes depuis des siècles. Est-ce un manque de fermeté, de volonté ou de rigueur ?

Il est important de prendre conscience qu’on sème la discipline, pour récolter des relations sociales équilibrées. Ces règles minimales de politesse, ne seraient-elles pas suffisamment discutées et expliquées en classe ? Sachant qu’intéresser nos enfants à ces règles et les leur faire intégrer passe forcément par le fait de les pratiquer en communauté…

Mariange Nohra Merhi

Psychothérapeute Analytique

Assistante Sociale &

Psychologue Clinicienne

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3 réflexions sur “Violence et discipline

  1. Le comportement de l’enfant commence à la maison. Il n’est pas normal de croire que c’est uniquement le rôle de l’école d’éduquer nos enfants. Nous, les parents avons le premier devoir de leur enseigner politesse, courtoisie, entente, comportement civil.
    Ou sont les parents dans tous ca?

  2. Andree Khoury

    En réponse à l’article sur la violence à l’école, l’explication à cela pourrait être multifactorielle.

    Il s’agit d’abord d’une école où les restrictions et les interdits, habituellement générateurs d’inhibitions, sont beaucoup moins importants que dans d’autres établissements que je ne citerai pas. Est-ce à dire que cela pousse l’enfant au passage à l’acte et donc à moins de mentalisation et plus d’impulsivité? On peut se poser la question…

    Un deuxième point concerne l’attitude de certains parents quant aux punitions imposées par les maîtresses. En effet, on entend souvent des propos assez sombres de la part de certains parents à la sortie de l’école, concernant la maîtresse de leur enfant qui a « osé punir le petit ange ». Parallèlement à cela, l’enfant reçoit deux messages contradictoires qui ne lui permettent pas d’aboutir à quelque chose de constructif et de positif. Bien heureusement, il ne s’agit pas de l’ensemble des parents, mais ce phénomène s’observe y compris chez les parents de collégiens et de lycéens.

    Un autre point concerne l’établissement, son fonctionnement et l’accroissement très important de ses effectifs. Depuis cinq ans ceux-ci ont cru de 600 élèves et les locaux arrivent à saturation! A ce rythme, je me demande où nous en serons dans cinq ans! Si l’on doit rester logique en considérant les lois de la physique, les enfants vont forcement se cogner et se bousculer durant les récréations. La surveillance en maternelle et au primaire est effectuée par les maîtresses. Or, celles-ci sont souvent fatiguées par leurs heures d’enseignement. Ces surveillances gagneraient à être assurées par des personnes embauchées dans ce but (étudiants ou autres). Or le sujet de l’embauche est tabou car on touche au budget de l’école. Mais la scolarité n’a-t-elle pas considerablement augmenté ces dernières années? Et la qualité d’encadrement offerte aux enfants ne devrait-elle pas refléter cette augmentation?
    Quant au nombre de surveillants des classes de 6eme et au-delà, est-il réellement proportionnel à l’effectif des eleves? Là encore, il y a eu ouverture de nouvelles classes, recrutement de nouveaux professeurs, mais …. néant absolu sur le chapitre des surveillants…

  3. Je suis tout a fait d’accord avec l’analyse Andree Khoury. Ce serait peut-etre un debut de reponse…

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