Compte-rendu de la réunion générale du vendredi 22 février

Une réunion générale s’est tenue vendredi à l’amphithéatre en présence de la direction du Glfl et de nombreux parents, sur la question du mouvement de grève et des écolages. L’absence de sérenité dans les débats a empêché  la direction de livrer toute l’information sur les points prévus. Il aurait été préférable de ne pas regrouper ces deux points dans la même réunion, car le véritable enjeu pour les parents, la question des écolages, s’est trouvé éclipsé par celui de la grève.

Cependant, on retiendra :

Mouvement de grève:

M. le directeur financier confirme que toutes les précédentes augmentations salariales votées par la loi libanaise ont été versées aux enseignants.

Actuellement les revendications portent sur la cherté de vie et la revalorisation de la grille salariale des enseignants.

La direction du Glfl respecte le droit de grève et n’envisage en aucun cas de faire pression sur les enseignants comme cela a été le cas dans d’autres établissements.

A ce jour, le Glfl est le seul établissement du réseau de la MLF à  assurer des cours les jours de grève (jusqu’a 12h30) ; dans les autres la grève est strictement suivie. Ceci met d’ailleurs les enseignants du Glfl dans une situation délicate vis-à-vis de leurs collègues des autres établissements. Les enseignants du Glfl sont les premiers à avoir tenu à assurer les cours dans les classes à examen pour ne pas pénaliser leurs élèves.

Certains établissements ont anticipé sur le paiement de la cherté de vie, mais le Glfl n’a pas voulu l’imposer et a pour cela pris l’avis du  comité des parents.

Suite au commentaire d’un papa, il a été question de la grande cohue sur le trottoir du portail sud due au fait que tous les élèves sortent a 12h30. Une solution de décalage des horaires sera étudiée pour faciliter la sortie.

Parmi les solutions évoquées pour le rattrapage des jours de grève, le décalage des grandes vacances au 1er juillet.

Nous respectons et soutenons le droit de grève des enseignants, et remercions des efforts faits par l’établissement pour minimiser l’impact du mouvement sur la scolarité de nos enfants.

Ecolages:

Pressé par les parents, M. le directeur financier informe que la masse salariale représente près de 65% du budget du Glfl.

Aucune clarification n’a été donnée concernant la hausse continuelle des écolages ces dernières années. Les écolages ont-ils atteint un plafond ou faut-il s’attendre à des nouvelles hausses à chaque trimestre?

Nous ne pouvons supporter les perpétuelles augmentations d’écolages.

Il est anormal que les parents financent les investissements de l’établissement (informatisation, rénovation). L’établissement devrait clarifier ce point et évoquer ses autres sources de financement.

et-si-on-s-parlait-du-harcelement-a-l-ecole--1Par ailleurs, nous souhaitons que le Glfl, dans la continuité de son histoire, reste cet établissement laïc à la portée de la classe moyenne libanaise. Nous tenons à la mixité sociale, qui est l’un des facteurs qui nous a fait choisir le Glfl.

Pour conclure, nous avons été profondément choqués par le ton particulièrement agressif et irrespectueux de certains parents. Quelque soit leur inquiétude, rien ne justifie le manque de respect et le refus d’écoute vis-à-vis des professionnels à qui ils ont tout de même confié l’éducation de leurs enfants.

Par ailleurs, nous tenons à préciser que notre blog parentsdulyceedebeyrouth.wordpress.com n’a rien a avoir avec un autre blog dernièrement mis en ligne.

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Mouvement de grève des enseignants : quelques éléments d’information

La récurrence des mouvements de grève des enseignants depuis la rentrée inquiète à juste titre les parents. Face à la circulation d’informations contradictoires et au manque de communication (puisque les parents n’ont reçu aucun sms annonçant la grève du 27), nous avons tenté d’y voir plus clair en interrogeant le comité des parents et quelques enseignants. Voici une petite synthèse sur cet épineux problème pour tenter de comprendre la situation au Glfl :

Une manifestation des enseignants le 15 décembre 2011

-Les augmentations des frais de scolarité qui ont été votées l’année dernière concernaient la revalorisation des salaires des enseignants (loi 159 et 223). 4,5 échelons supplémentaires ont été accordés aux enseignants (avec rétroactif depuis 2010) + une prime de cherté de vie pour les personnels non enseignants. Elles ont été versées intégralement aux personnels concernés contrairement à la rumeur publique (ce qui n’est pas le cas dans certaines écoles).

-Concernant le mouvement actuel, il s’agit d’un bras de fer entre le syndicat des enseignants et le gouvernement concernant la revalorisation des grilles de salaire qui n’ont pas bougé depuis 1996, et l’application de la prime de cherté de vie aux enseignants des écoles privées. La pression sur le gouvernement concerne également les enseignants du public. Des fonctionnaires ont également rejoint au mouvement. Le droit de grève constitue un droit et une liberté inaliénables que l’on se doit de défendre que ce soit pour nous pour les autres (voir article de Michel Touma dans l’Orient le Jour). Les parents ne peuvent en aucun cas s’y opposer sous prétexte qu’ils ont payé des frais de scolarité pour leurs enfants.

-Concernant le Glfl en particulier, le syndicat des profs est très actif au niveau national. Cela signifie qu’un mouvement de grève décidé au niveau national a de fortes chances d’être  appliqué au Glfl (sous réserve d’un vote dans ce sens par l’assemblée générale des enseignants). Dans d’autres écoles (et nous ne parlons pas des cas où les profs ont simplement subi des pressions pour ne pas faire grève), des compromis ont été passés entre les enseignants et la direction, comme par exemple le  paiement de la prime de cherté de vie indépendamment du vote de la loi. Il faut comprendre que de telles négociations au cas par cas entravent l’obtention d’une solution nationale, durable et bénéficiant à tous les enseignants (notamment ceux subissant des pressions de la part de leur établissement).

-Pour en revenir aux parents, les problèmes  sont de trois ordres :

  1. Puis-je envoyer mon enfant si je n’ai personne pour le garder à la maison? Théoriquement oui. Un service minimum a été mis en place par le Glfl. Mais il n’a manifestement pas permis d’accueillir suffisamment d’enfants. Nous demandons donc qu’il soit renforcé et étendu, dans le cas où le mouvement de grève perdurerait pour permettre l’accueil de davantage d’élèves en toute sécurité. Nous souhaitons que le Glfl informe mieux les parents sur ce dispositif.
  2. Les jours de grève seront-ils rattrappés? Pour les classes à examen la question ne se pose pas puisque les cours sont assurés. Pour les autres classes, manquer quelques jours n’est pas la fin du monde (qu’on se rappelle les scolarités perturbées durant la guerre). Des solutions sont étudiées mais il n’est pas facile de trouver un consensus.
  3. Est-ce que les scolarités vont continuer d’augmenter? Pour ce dernier point, il y a d’âpres négociations entre le comité des parents et l’administration afin de limiter au maximum la contribution des parents. Nous espérons que le comité pourra obtenir la transparence demandée par les parents et freiner l’augmentation des factures. Nous payons des scolarités importantes sans savoir exactement comment sont réparties les dépenses.

De la transparence en toute chose…

Oui, il faut payer la 4e facture additive. Elle concerne l’augmentation de salaire des enseignants et personnels, laquelle est une obligation de la loi libanaise. Il s’agit des droits des enseignants.

Oui, nous sommes méfiants de ne pas avoir obtenu un calcul permettant de nous expliquer le montant demandé. Les parents couvrent-ils seuls toute cette augmentation? Pourquoi le devraient-ils?

Oui, nous trouvons les prix de certaines sorties trop élevés.

Oui, nous nous inquiétons d’apprendre qu’une nouvelle loi d’augmentation se préparerait à l’Assemblée.

Mais nous pensons qu’une solution est possible. Aussi, nous avons récemment demandé au Comité des Parents qu’il obtienne :

-la publication du calcul des 575 000 LL,

-l’envoi d’un courrier avant la fin juin annonçant les écolages prévisionnels 2012-2013, sous réserve d’augmentations imprévues. Ceci permettrait aux parents de préparer leur budget de rentrée, de trouver des alternatives et d’éviter une nouvelle colère à la rentrée.

-la mise en place commission sorties (qui inclurait de représentants d’enseignants, de la direction et des parents). Il s’agirait de fédérer les initiatives, de veiller sur les prix, de faire bilan à partir des remontées du terrain, d’améliorer l’organisation…

La communication déficiente vis-à-vis des parents accumulée au cours de nombreuses années a installé un climat de rumeurs et de méfiance, donnant parfois aux parents le sentiment d’être de simples tiroirs caisse. Afin de regagner la confiance nécessaire à la sérénité de notre établissement, il faut que l’administration mise sur sa transparence et son sens pédagogique envers les parents.

A propos de l’affaire des 75000LL

Les parents d’élèves qui ont la chance (ou le malheur) d’avoir un profil sur facebook ont pu suivre un débat animé sur la page du comité des parents (Agora) auxquels de nombreux parents ont participé. Il s’agit d’une discussion concernant l’avance de 75000LL que les parents doivent effectuer pour les sorties scolaires. Nous proposons dans cet article une petite synthèse du débat, ainsi que quelques propositions.

Les parents ont été informés de la nécessité de payer cette somme par une circulaire du Glfl datant du 10 janvier, comme l’a rappelé le comité des parents.

La décision, approuvée au conseil d’école du 15 décembre, est motivée par le fait de faciliter la gestion de l’argent des sorties (pas de risque de perdre l’argent pour l’enfant qui transporte une enveloppe, gestion plus efficace pour les maîtresses qui n’ont pas toujours de la monnaie). L’argent des sorties sera désormais géré par la caisse du Lycée à l’accueil.

Toutefois, nous avons certaines réticences et le débat sur facebook onfirme les craintes des parents :

-La circulaire ne précise pas s’il s’agit d’une somme annuelle ou trimestrielle (ce qui change tout).

-Comment va être géré le reliquat? Sur cette question une maman donnait l’exemple de la cantine (deux mois pour se faire rembourser). La comptabilité sera-t-elle capable de gérer des factures différentes non seulement par classe, mais par enfant ?

-Quid des PS qui ne font pas (ou peu) de sortie?

-Pourquoi ne pas avoir dans un premier temps essayé de responsabiliser les élèves qui transportent une somme d’argent ainsi que les parents (en leur enjoignant par exemple à donner le montant exact)?

Nous proposons que la direction fasse de toute urgence un courrier explicatif aux parents pour désamorcer les tensions créées par cette affaire et expliquer :

-comment est calculé le budget de chaque sortie (appel d’offre ou non pour faire baisser les coûts) ;

-comment les sommes seront remboursées aux parents si le montant n’est pas atteint.

Il s’agit avant tout de rassurer les parents qu’ils n’auront pas à payer pour une sortie auquel leur enfant n’a pas assisté.

Plus généralement, et cela a également été évoqué dans le « débat facebbok », cette affaire des 75000LL est une boîte de Pandore et  pose la question de l’opacité concernant l’utilisation des frais de scolarité, surtout qu’elle coïncide avec une augmentation des écolages de 9,5%. Le Glfl apaiserait la situation en rendant public son budget.

A travers ce petit exemple, et surtout vues les réactions nombreuses et passionnées des protagonistes, c’est la frustration des parents qui s’exprime sur une gestion qui n’est pas transparente.