Incident du primaire : nous interpellons la direction

En réponse à l’acte d’agression dans la cour du primaire, l’équipe du blog souhaite que l’établissement prenne ses responsabilités en matière de sécurité et en informe les parents.

Un courrier d’interpellation, que nous publions ci-dessous, a été adressé à la direction du Glfl pour lui demander des informations ainsi que la mise en place de différentes mesures sur les points suivants : surveillance dans les cours, contrôle aux accès,  encadrement des heures libres, gestion et efficacité des sanctions. Nous insistons sur les mesures préventives, qui  engagent le Glfl  sur le long terme,  pour limiter la violence entre les élèves (projets citoyens, solidaires, anti-harcèlement…).

En tant que parents, nous sommes prêts à rassembler les bonnes volontés pour faire pression sur l’établissement jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes. Nous invitons les parents qui le souhaitent à apporter leurs témoignages, et à nous rejoindre sur le blog.

—————————————————-

Texte du courrier envoyé ce jour à la direction, avec copie au comité des parents:

Madame, Messieurs,

L’agression qui a eu lieu dans la cour du primaire le 17/02 est une alerte grave pour l’ensemble de la communauté du Glfl. Les effectifs par classes devenus très élevés ont depuis plusieurs années considérablement dégradé la qualité de vie au Glfl, notamment sur le plan de la sécurité  des élèves, avec une violence particulièrement inquiétante aux niveaux collège lycée.

Nous comprenons l’angoisse et la colère des parents des enfants agressés, et déplorons encore le déficit de communication et d’informations précises vis-à-vis des familles.

La sécurité des élèves est une priorité absolue pour les parents et l’établissement. L’institution des récrés décalées est certes une initiative intelligente qui a permis de limiter les agressions, mais l’affaire présente montre que cela est insuffisant et que de nouvelles solutions doivent être mises en place.

Nous demandons:

– La publication des résultats de l’enquête sur l’agression.

-Le suivi des enfants agressés et de leurs pairs.

-La prise de sanctions correctives et dissuasives à l’encontre des agresseurs.

-La diffusion d’un état des lieux de la surveillance dans les cours (nombre d’enfants, nombre et localisation des postes de surveillance, incidents et résolution des conflits…), et d’une réévaluation de la situation en fin d’année scolaire.

-La communication des mesures concrètes qui seront mises en place pour renforcer le contrôle et la sécurité des accès aux différents espaces de l’établissement (entrée/sortie, differents cours de récreation…).

-La présentation des moyens que vous envisagez pour améliorer la surveillance des enfants dans la récré et pour activer et responsabiliser les équipes de surveillance.

-Des solutions à la question des heures libres du collège/lycée.

-Nous pensons que sanctions et mesures sécuritaires sont des solutions de court terme, et qu’il convient d’agir dans un esprit de prévention par l’initiation de projets anti-harcèlement et d’éducation à la citoyenneté, de projets d’appropriation de l’établissement par les élèves et de solidarité intergénérationnelle. Le Glfl est-il prêt à lancer de tels projets, avec le soutien des parents ?

Nous attendons vivement vos réponses à chacun des points mentionnés ci-dessus.

Le chantier n’est pas simple, nous en convenons, mais nous souhaitons qu’il soit traité efficacement et en transparence avec les parents. Nous espérons que vos réponses réussiront à renouer le fil de la confiance familles/école si fortement mise à mal.

Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir, Madame, Messieurs, l’expression de nos meilleures salutations.

Le Blog des parents du Glfl

PS. : Ce courrier est simultanément publié sur notre blog

Attention :

Mme Fabienne DECAESTECKER, proviseure,

M. Thierry LE CAVORZIN, proviseur adjoint lycée,

M. Christian CHALE, proviseur adjoint collège,

M. Antoine SALLOUM, directeur adjoint libanais,

M. Luc BROUTIN, directeur de l’école primaire cycle 3,

M.  Olivier HUSSENET, directeur de l’école primaire cycle 1 et 2,

M. Elie TRABOULSY, CPE,

M. Francois NASR, surveillant principal,

M. Diab FERZLI, surveillant principal.

Un groupe de parents du Glfl lance une pétition…

L’acte d’agression du 17/02 en cour de primaire n’en finit pas de secouer la communauté des parents, fût-t-elle en congé. Les débats houleux entre les parents font apparaître des stratégies et propositions différentes et complémentaires. Ainsi, une pétition a-t-elle été mise en place à l’initiative d’Eric Van Biesen et va circuler aux abords du Glfl dès lundi. A ceux qui ne peuvent se déplacer, le texte de la pétition peut leur être envoyé pour signature en envoyant un mail à e_v_b@hotmail.com.

La stratégie d’action de notre blog ne rejoint pas pour l’heure celle des organisateurs de la pétition. Nous ne faisons là que relayer l’information d’un groupe de parents, chacun de nos membres étant libre de décider individuellement de signer la pétition.

Nous considérons chose positive de voir se développer différents courants de parents, car finalement l’objectif de la pétition, du blog et du comité des parents reste le même : faire baisser la violence au Glfl. Nous sommes ouverts à la discussion avec tous les parents et groupe de parents pour accorder nos stratégies et revendications.

Incident dans la cour du primaire

L’incident survenu vendredi 17 dans la récréation des primaires au cours duquel des lycéens ont enlevé des élèves de CP/CE1 vers l’amphithéâtre inquiète terriblement les parents.

Rumeurs, indignations, versions, réactions, questions agitent la communauté des parents comme en attestent les échanges sur Agora, le Facebook du comité des parents.

La direction est tenue de rassurer les parents en communiquant avec toute la transparence requise, et le comité de transmettre aux parents les éléments objectifs dont il dispose et sa stratégie. La note de la direction,

publiée sur le blog du primaire,  semble d’ores et déjà insuffisante à apaiser les parents.

Les problèmes de sécurité des enfants, violence et manque de civilité et citoyenneté sont au cœur de cet incident.

La confiance parents/lycée se trouve encore une fois en jeu. Le Glfl saura-t-il prendre des sanctions et mesures adéquates, fermes et durables nécessaires pour rasséréner parents et enfants?

Au delà du suivi de l’enquête et du traitement à chaud de cette affaire, notre blog va bientôt faire une synthèse des propositions d’actions à mettre en place en vue de baisser violence et harcèlement en cours de récréation. Elle sera adressée à la direction et au comité des parents. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.

Sondage parents sur les 3 améliorations prioritaires: les résultats

Peu avant la fin des classes (juin 2011), nous avons lancé un premier sondage en ligne pour recueillir l’opinion des parents sur les 3 principales améliorations qu’il y aurait à apporter au Grand Lycée (choix entre 8 réponses, avec possibilité de réponse ouverte).

A l’heure de la rentrée 2011-2012, les résultats se présentent de la manière suivante :

Effectifs par classe = 32%

Qualité de l’enseignement = 22%

Gestion de la violence = 19%

Qualité des locaux et des équipements = 8%

Transports = Offre d’alimentation = Activités périscolaires = 6%

Autre = 2%

Priorité est donc donnée pour 3 questions de fonds.

Autant l’importance  des effectifs était prévisible étant donnée la réputation de surcharge des classes du Glfl, autant nous étions loin de penser que la qualité de l’enseignement serait aussi prégnante. On peut d’ailleurs se demander si tous les parents entendent la même chose par « qualité de l’enseignement », s’agit-il de la pédagogie, des connaissances acquises, du niveau de l’arabe, de la capacité d’être intellectuellement autonome, des valeurs… ?

Quant aux transports, ils apparaissent finalement moins prioritaires que prévus.

Certes, il est difficile de savoir dans quelle mesure les 151 personnes qui ont répondu au sondage sont vraiment représentatives des parents du Glfl, mais il confirme tout de même la nécessité de travailler a la baisse des effectifs par classe, d’un certain  manque de confiance dans l’enseignement dispensé, et la violence qui inquiète les parents. Les 2 derniers points pourraient être adoucis si le Glfl communiquait plus et mieux sur sa pédagogie et ses programmes et sur les mesures récemment prises pour endiguer la violence.

Sur un sujet proche, voir aussi les résultats en ligne du récent sondage du Pèlerin Magazine « ce que les parents attendent de l’école ».

Violence et discipline

Il me semble que c’est à l’école que notre enfant, produit fini du XXIe siècle, apprend les prémices de la citoyenneté. Dans les classes maternelles, il apprend petit à petit à sortir de son narcissisme : il n’est plus le seul enfant choyé de papa-maman, et il partage un lieu public avec d’autres créatures que lui. On lui enseigne à attendre son tour, se mettre en rang, tenir la main d’un copain, et respecter la présence de l’adulte responsable. Ce sont là les premiers symboles du règlement à consolider sans doute dans les années à venir.

Qu’est ce qui fait alors que dans nos écoles, encore aujourd’hui, les enfants se bousculent, se font tomber dans les cours de recréation et rentrent très souvent à la maison avec des bleus et des bobos ?

Et que l’on ne dise pas : « la violence augmente chez nos jeunes », argument fataliste et futile. Certes la violence a toujours existé, mais elle n’a jamais empêché une certaine courtoisie dans les comportements des jeunes. Est-ce un manque de fermeté, de volonté ou de rigueur ?

Il est important de prendre conscience qu’on sème la discipline, pour récolter des relations sociales équilibrées. Ces règles minimales de politesse, ne seraient-elles pas suffisamment discutées et expliquées en classe ? Sachant qu’intéresser nos enfants à ces règles et les leur faire intégrer passe forcément par le fait de les pratiquer en communauté…

Mariange Nohra Merhi
Psychothérapeute

Il me semble que c’est à l’école que notre enfant, produit fini du XXIe siècle, apprend les prémices de la citoyenneté. Dans les classes maternelles, il apprend petit à petit à sortir de son narcissisme : il n’est plus le seul enfant choyé de papa-maman, et il partage un lieu public avec d’autres créatures que lui. On lui enseigne à attendre son tour, se mettre en rang, tenir la main d’un copain, et respecter la présence de l’adulte responsable. Ce sont là les premiers symboles du règlement à consolider sans doute dans les années à venir.

Qu’est ce qui fait alors que dans nos écoles, encore aujourd’hui, les enfants se bousculent, se font tomber dans les cours de recréation et rentrent très souvent à la maison avec des bleus et des bobos ?

Et que l’on ne dise pas : « la violence augmente chez nos jeunes », argument fataliste et futile. Certes la violence a toujours existé, mais elle n’a jamais empêché une certaine courtoisie dans les comportements des jeunes depuis des siècles. Est-ce un manque de fermeté, de volonté ou de rigueur ?

Il est important de prendre conscience qu’on sème la discipline, pour récolter des relations sociales équilibrées. Ces règles minimales de politesse, ne seraient-elles pas suffisamment discutées et expliquées en classe ? Sachant qu’intéresser nos enfants à ces règles et les leur faire intégrer passe forcément par le fait de les pratiquer en communauté…

Mariange Nohra Merhi

Psychothérapeute Analytique

Assistante Sociale &

Psychologue Clinicienne